
L’ANSES, dans son avis du 8 janvier, insiste sur une approche de précaution renforcée concernant le plomb et ses effets sanitaires, en particulier en milieu intérieur, et encore plus spécifiquement dans les écoles où les valeurs seuils sont très souvent dépassées. L’Agence rappelle entre autres que les effets sanitaires du plomb peuvent apparaître à des niveaux très faibles d’exposition, sans seuil clairement protecteur identifié, surtout chez l’enfant, avec des impacts sur leur développement neurologique, et des effets possibles sur l’attention, les apprentissages et le comportement. L’ingestion de poussières contaminées chez les plus jeunes, par le contact main-bouche, est une voie majeure de contamination, même en l’absence de dégradation visible importante des matériaux. L’ANSES souligne aussi, dans ce même avis, l’importance des valeurs de gestion des risques utilisées pour les poussières qui peuvent être dépassées dans certains environnements sensibles, en particulier dans des établissements accueillant des enfants, souvent vétustes et présentant des peintures anciennes écaillées. L’ANSES insiste sur la nécessité de renforcer les actions de prévention : entretien des surfaces, suppression des sources de plomb, et bien sûr amélioration du nettoyage des sols pour limiter la remise en suspension et l’ingestion de particules. Avec un objectif : réduire au maximum l’exposition quotidienne des enfants.