
En application de l’article L.321-15 du Code de l’environnement, l’État a publié une nouvelle liste des communes exposées à l’érosion du littoral. Ce classement actualisé, piloté par le Ministère de la Transition écologique, recense toutes les communes impactées par l’érosion du littoral. L’enjeu ? Mieux anticiper les conséquences du recul de ce trait de côte sur l’habitat et les infrastructures. Concrètement, ces communes sont vulnérables à la disparition progressive des plages, dunes ou falaises, sous l’effet combiné de la montée du niveau de la mer, des tempêtes et bien sûr de l’artificialisation des sols. Le phénomène de recul du trait de côte correspond à un déplacement durable de la limite entre la terre et la mer, parfois de plusieurs mètres par an dans certaines zones. Le risque d’érosion doit désormais être intégré à l’ERP, un formulaire qui fait partie du DDT, obligatoirement remis aux acquéreurs et locataires lors de toute transaction immobilière. L’état des risques et pollutions garantit une information transparente sur le recul du trait de côte, au même titre que les inondations ou les mouvements de terrain. Les collectivités doivent en conséquence, adapter leurs stratégies d’urbanisme. Sans oublier que ce risque d’érosion influence aussi la valeur des biens construits en première ligne, face à la mer.